Action de Gauche

19 avril 2009

Présentation

Action de Gauche est un mouvement politique sur le net, destiné au soutien à la gauche, ainsi qu'à la réflexion sur la politique.

Action de Gauche se prononce en faveur des idéologies socialiste, internationaliste, altermondialiste, réformiste, antifasciste. Il met en valeur le progrès social, la république, la démocratie, et notre devise républicaine "Liberté, égalité, fraternité".

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20 avril 2009

Soutien au Front de Gauche !

Logo_frontdegaucheL'ADG (Action de Gauche) soutient le Front de Gauche. Nous pensons qu'en temps de crise, il est important d'unir les forces anticapitalistes (PG, PCF, Gauche Unitaire, etc) qui proposent des réformes sociales et démocratiques en vue de rejeter le néfaste traité de Lisbonne qui consacre une Europe libérale. Les Français et les Françaises sont exténués par cette crise historique qui secoue notre économie, c'est donc le moment de changer la donne économique européenne en soutenant le Parti de la Gauche Européenne (PGE), face d'abord à la droite, qui est notre seul véritable adversaire politique, mais aussi en réaction aux revendications molles du Parti Socialiste Européen (PSE) en principe social-démocrate, mais qui tend de plus en plus vers le social-libéralisme. Cette gauche-là accepte de gouverner avec la droite dans de nombreux pays (Allemagne, Autriche, Hongrie, etc), et promeut des réformes sociales insuffisantes. C'est ainsi qu'ont été formés de nouveaux partis tels que Die Linke en Allemangne ou le PG en France.

Le MRC de Chevènement et le NPA de Besancenot n'ont pas voulu participer au Front de Gauche. Certes il y a des désaccords de fonds notables (questions de souveraineté avec le MRC, tandis que la teinte du NPA est plus révolutionnaire...) mais rejeter la possibilité d'un union de l'"autre gauche" est une erreur car cela amoindrit les chances d'un passage de la majorité des sociaux-démocrates aux socialistes & communistes. Il est également dommage que le Parti Ouvrier Indépendant (POI) n'ai pas pris part aux élections européennes.

Le Front de Gauche est la formation idéale pour l'Europe de demain, car elle promet de profondes réformes sociales dans un cadre démocratique. L'Europe, en temps de crise, a besoin de stopper le traité de Lisbonne, imposé quasiment par la force par Nicolas Sarkozy, et qui interdit l'harmonisation sociale. Et certaines gauches l'acceptent. Voulons-nous d'une Europe qui place le profit avant les besoins humains ? La réponse est non. C'est pourquoi nous croyons au plus profond de nous-même en ce Front de Gauche, car nous faisons confiance aux projets de réformes sociales dans l'intérêt des opprimés, des gens démunis, des intellectuels etc, car nous portons en notre coeur les valeurs anticapitaliste, internationaliste, écologiste, réformiste et républicaine, car nous défendons une transition ouverte et raisonnée vers le socialisme, car nous pensons que le collectif doit passer avant l'intérêt personnel sans nier celui-ci.

L'Union fait la Force. Rappelons-nous du Front populaire de 1936...

Longue vie au Front de Gauche !

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09 mai 2009

Promotion du livre de Jacques Généreux

"Le socialisme néomoderne, ou l'avenir de la liberté", est le dernier livre du grand économiste et membre du parti de gauche Jacques Généreux.
9782020983266
Extrait de la quatrième de couverture :
‹‹ Le culte de l'individu autoconstruit et la mondialisation du capitalisme libéral n'ont pas accompli la promesse moderne de l'émancipation. Ils ont juste défait les liens sociaux, sans lesquels aucune liberté ne peut grandir. L'hyperlibéralisme engendre une dissociété violente et désordonnée. Et face aux désordres, les nouveaux " libéraux " organisent le retour vers un ordre prémoderne, mélange de répression policière, d'intégrisme religieux, de contrôle communautaire et d'abrutissement dans le travail. Le défi politique du XXIe siècle est de penser un ordre social qui n'effacerait pas trois siècles d'émancipation. Il nous faut abandonner l'illusion d'une construction libérale de la société pour engager la construction sociale de la liberté. Or, tel a toujours été l'essence du projet socialiste, de Leroux à Blum, en passant par Marx et Jaurés. Les multiples dévoiements de ce projet ne le disqualifient pas ; ils exigent sa refondation néomodeme : une nouvelle modernité dont les principes politiques ne découlent plus du mythe moderne de l'individu autonome, mais de la réalité anthropologique de l'être social. A la lumière des sciences humaines, et à l'opposé d'une gauche " moderne " qui s'attarde à courir derrière des idées libérales dépassées, l'auteur dessine un socialisme qui dépasse la modernité pour en accomplir la promesse, qui offre un nouvel avenir à la liberté. ››

Au delà d'un plaidoyer pour l'instauration démocratique du socialisme en France, c'est un brillant essai qui mêle astucieusement les sciences humaines (principalement les sciences politiques, l'anthropologie, la sociologie, mais aussi les sciences cognitives ou la biologie). Il remet à l'ordre du jour un socialisme que la gauche social-démocrate a enterré, prétendant qu'il ne pouvait s'adapter à la modernité libéral d'aujourd'hui, et démontre que celui-ci est toujours moderne, car le projet d'émancipation n'est jamais régressif. Ainsi, ‹‹ il est grand temps d'être socialiste ››. Ce discours à contre-courant sonne également comme un avertissement aux humains sur la crise du système économique actuel étudié sous le prisme de la science.
La thèse selon laquelle la liberté n'est concevable qu'au sein d'un groupe (‹‹ les liens qui libèrent ››) est brillamment défendue et constitue une arme imparable pour la critique du système libéral américain, qui prétend détenir le monopole de la "liberté". L'individualisme produit une dissociété, c'est-à-dire une société atomisée. Jacques Généreux ne tombe pas non plus dans le piège de la conception holiste des relations sociales entre individus en combattant l'hypersociété produite par la destruction de l'individu en tant qu'être distinct des autres ; il nous propose tout simplement un paradigme oublié de la liberté à méditer qui n'est rien d'autre que la construction sociale de la liberté, l'un des bases du projet socialiste de Marx à Jaurès, en passant par Leroux. C'est enfin instrument de combat pour le renouveau du socialisme et de l'idéologie en France face au vide actuel, c'est-à-dire inventer un projet néomoderne...

Le socialisme néomoderne ou l'avenir de la liberté, ed. Seuil, 2009. 19€

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Problèmes posés relatifs au socialisme réel

Pour beaucoup, le socialisme représente une idéologie réduisant la liberté, imposant un modèle totalitaire à l'être humain. Ces gens-là fondent leur avis sur l'échec du ‹‹ socialisme réel ›› en URSS, qui, il faut l'avouer, fut une entreprise ratée.
Si nous voulons instaurer ce système économique en France, il ne faut pas imiter les erreurs du passé (totalitarisme stalinien en pire exemple), et adopter un vrai socialisme (soutenons le ‹‹ socialisme néomoderne ›› de Jacques Généreux). Pour comprendre notre propos, il faut d'abord connaître la raison qui a amené l'URSS à devenir un régime autoritaire, puis ensuite, nous démontrerons l'impossibilité d'un tel schéma en France (et défendrons la thèse d'un socialisme démocratique, réformiste et républicain).
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Il faut en premier lieu aborder le marxisme, pour comprendre pourquoi la révolution de 1917 a raté. Selon Marx, la révolution peut éclater uniquement dans un pays où la classe prolétarienne est forcément importante, car elle est la base de l'infrastructure (dont la superstructure découle). Or, la Russie, connu pour être arriérée, était essentiellement un pays agricole, et les travailleurs étaient bien moins nombreux que les paysans. Il disait également que la révolution, émancipatrice, doit être réalisé ‹‹ par les travailleurs eux-mêmes ››, c'est-à-dire que la révolte doit être une sorte d'insurrection populaire, portée par le peuple tout entier. Pourtant, la révolution russe (celle d'octobre, survenue trop tôt) est plus celle d'un parti (Le parti Bolchévik) et d'un homme (Lénine*) que celui d'un peuple tout entier, non prolétaire dans son ensemble. Bref, on peut conclure que non seulement la Russie ne correspond pas aux schémas marxistes (Marx disait que la Russie était le dernier pays où une insurrection prolétarienne était possible), mais sa révolution n'est pas authentiquement marxiste (contrairement à ce que l'historiographie officielle soviétique voulait le faire croire en la sublimant, bref, en la ‹‹ marxisant ››...). Le parti finit par défendre un prolétariat plus métaphysique que réel. Il y a là un premier facteur politico-idéologique qui explique l'arrivée et l'échouement du projet socialiste.

Mais pourquoi une révolution a éclaté, alors que la Russie est inadaptée au marxisme ? Tout simplement parce que la première révolution (celle de février) est due à un mécontentement lié à la guerre principalement (même si d'autres problèmes entrent en jeu). Il y a là un second facteur historique, déterministe, qui explique pourquoi la révolution est survenue.
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Le troisième facteur, et sans doute le plus étonnant, est d'ordre anthropologique. Celui explique en grande partie la dérive autoritaire du régime nouvellement mis en place : les structures familiales russes. Déjà identifiés par Frédéric le Play, puis développés par Emmanuel Todd, les systèmes familiaux russes sont à la source de la caractéristique autoritaire soviétique. En effet, la dictature ne vient pas de l'idéologie marxiste, mais bien de la ‹‹ tradition russe ››. Ces structures familiales sont dites communautaires, c'est-à-dire autoritaires et égalitaires. Autoritaire dans le sens où l'autorité du père est respectée et égalitaire car les rapports entre frères sont de type égalitaire. En fait, ce schéma familial se répercute sur la vie politique, ce qui explique l'autoritarisme (donc l'échouement du socialisme et de sa conception de la liberté — voir article précédent sur Jacques Généreux) du pouvoir et la tendance communiste du pays. La Russie est, par ses systèmes familiaux, propice à un communisme autoritaire. Il faut noter que d'autres pays socialistes comme Cuba ou la Chine possèdent des structures familiales communautaires.

Ces trois facteurs (idéologico-politique, historique et anthropologique) combinés expliquent l'échec du socialisme en Russie. Le premier facteur est riche d'enseignement pour la France : une révolution au sens marxiste du terme, ne peut être que prolétarienne. Or, la France d'aujourd'hui ne possède pas une importante classe ouvrière, comme au XIXe siècle. Mais cela pose également le problème majeur de la démocratie : un socialisme démocratique ne peut prôner la révolution, il doit participer aux élections (c'est pour cela que nous soutenons le Front de Gauche). Il faut donc se distinguer de l'idéologie révolutionnaire afin d'éviter à tout prix les erreurs du passé. Mais le facteur historique change la donne : on ne peut mettre sur le même point la France de Sarkozy au XXIe siècle de la Russie impériale d'il y a un siècle! Cela nous amène au facteur anthropologique, qui démontre l'impossibilité d'une dérive autoritaire de la France si le socialisme y est instauré. A titre d'exemple, les structures familiales du bassin parisien sont dites nucléaires égalitaires ; la relation entre les parents et les enfants sont libérales et le rapport dans la fratrie est égalitaire (d'où notre devise ‹‹ liberté, égalité, fraternité ››).

Ce long exposé nous amène à conclure qu'une transition vers le socialisme en France est possible, et que celle ne peut-être que démocratique, non seulement face à nos structures familiales, mais parce que les facteurs historiques sont différents de ceux de la Russie lors de la seconde guerre mondiale. Ce qu'il faut, nous l'auront compris, c'est éviter dans les erreurs idéologico-politiques qui expliquent le caractère marxiste manqué de la révolution d'octobre, et adopter un socialisme réformiste. D'où notre soutient, nous l'Action de Gauche, au Front de Gauche.

*Le génie de Lénine fut d'adapter le marxisme à la Russie inadaptée par son retard industriel à cette idéologie.

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26 mai 2009

Les élections approchent

Les élections européennes approchent. Il convient de faire un petit point sur notre parcours.
Le Front de Gauche, selon le sondage du dimanche 17 mai, est à 7% des voix. C'est à la fois peu vu le potentiel qui nous aurions pu détenir si le NPA nous avait rejoint, mais beaucoup si l'on sait que les scores précédents des communistes étaient catastrophiques. Néanmoins l'union porte ses fruits : le Front de Gauche a la possibilité de devenir une force conséquente en politique européenne. Espérons-le.
Les affiches du Front de Gauche sont omniprésentes dans les rues, les militants, très actifs, font un travail remarquable que nous saluons au passage, et ceci ne doit être que le début d'un combat qui doit s'agrandir à l'ensemble de la société française, victime d'une crise historique que la politique actuel n'enraye point. Membres des partis unis, militants de toutes la France, parlementaires de gauche ou simple citoyen désirant changer la donne, continuez la lutte, car c'est actuellement qu'il faut accroître l'engagement pour le Front de Gauche alors que nous entrons dans la dernière ligne droite. Et c'est bien évidemment tous ensemble, tous unis, tous fraternels, que nous arriverons à faire de notre union une force politique majeur. Action de Gauche s'engage profondément à encourager le vote pour le Front de Gauche.

Ce n'est que le début d'une expérience inédite ! Le 7 juin, choisissez en masse le Front de Gauche et ce ne sera pas Mélenchon, Buffet ou Picquet qui auront gagné, mais les citoyens français ! Révolution par les urnes !

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08 juin 2009

Résultats des élections européennes de 2009 pour la liste Front de Gauche

Voici les résultats généraux des élections européennes du 7 juin 2009 au niveau français :

1/UMP/27,9%
2/PS/16,5%
3/EUROPE ECOLOGIE/16,3%
4/MODEM/8,5%
5/FN/6,3%
>6/FRONT DE GAUCHE/6,1%
7/NPA/4,9%
8/MPF/CPNT/4,8%
9/ALLIANCE ECOLOGIQUE INDÉPENDANTE/3,6%
10/DEBOUT LA REPUBLIQUE/1,8%

Élus au parlement européen :
1/UMP/29
2/PS/14
3/EUROPE ECOLOGIE/14
4/MODEM/6
5/FRONT DE GAUCHE/4
6/FN/3

Voici maintenant les résultats de la liste Front de Gauche (PG-PCF-GU) selon les circonscriptions :
1/Nord-Ouest/6,84%
2/Ouest/5,13%
3/Sud-Ouest/8,15%
4/Sud-Est/5,9%
5/Massif Central Centre/8,07%
6/Nord-Est/3,89%
7/île-de-France/6,32%

4 élus Front de Gauche au parlement européen (1, 3, 5, 7)

Meilleur département pour le Front de Gauche :
>l'Allier/12,11%

Les commentaires arriveront prochainement.

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